Et si l'on appelait "un chat un chat" peut -être qu'alors...

Un billet d’humeur d’une aidante qui regrette que le discours en France ne permette pas d’aller au fond des choses et de dire simplement et honnêtement ce qui ne va pas, comme ce qui va, «d’appeler un chat un chat». Elle dénonce la manière dont les aidants ne sont pas pris en compte ou la manière dont ils peuvent être en quelque sorte «opposés» aux proches dont ils s’occupent, elle dénonce les amalgames qui ne permettent pas de rechercher les solutions pour le plus grand nombre et craint pour la qualité du débat.

Publié le 11 août 2015
Et si l'on appelait un chat un chat peut -être qu'alors...

Et si l'on appelait " un chat un chat" peut -être qu'alors :

* On arrêterait de "compartimenter" et en quelque sorte "d'opposer" les besoins des uns (les personnes malades et handicapées) et des autres (les proches aidants).

* on reconnaîtrait qu'à un certain degré de maladies et handicaps, ce sont les "aidants " qui par la force des choses" gèrent " le quotidien (constat d'ailleurs fait dans l'avis de consentement mais avec des conclusions tournées vers les "beaux principes" mais pas vraiment en prise avec le "terrain" - III Préconisations- 2 personnes vulnérables non protégées juridiquement).
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTex ... rieLien=id

* On arrêterait de parler de "personne de confiance, de directives anticipées, de mandat de protection future" comme si cela coulait de source alors qu'il est de notoriété publique que ces "modalités législatives" sont, pour de multiples raisons, très peu "usitées" par tout un chacun et encore moins par nos "ainés" du grand âge.

* On ne ferait pas comme si "le rester à domicile " était "faisable" dans toutes les situations et comme si c'était par choix que les personnes entraient en établissement.

* On dirait que, certes, il y a des aides mais qu'elles sont très parcellaires, que les procédures sont souvent multiples et complexes et qu'en fin de compte elles ne couvrent "qu'une petite partie" des besoins des personnes en perte d'autonomie. A titre d'exemple, l'APA en GIR I ne permet au grand maximum de faire appel à "des professionnels ", qu'une soixantaine d'heures par mois.

* On penserait plus en termes de réponses collectives pour le plus grand nombre qu'en termes de mise en place de "roues de secours" individuelles.

* On se rapprocherait de la 2ème vision décrite par Pascal Jannot dans son édito "... La deuxième consiste à considérer que les Aidants sont des acteurs, qui, soutenus, sont à même d'exprimer directement leurs besoins et de définir les réponses nécessaires pour les satisfaire. Le positionnement des professionnels est alors différent que dans le premier cas de figure. Dans cette conception les professionnels apportent leur compétence en soutien à l'expérience de l'Aidant, et non pas en expert qui sait mieux qu'eux-mêmes..."
http://www.lamaisondesaidants.com/2015/ ... presentes/

* On pourrait partir de bases plus concrètes pour éventuellement étudier de nouvelles pistes http://www.agevillage.com/actualite-129 ... e-RSS.html
et envisager de réelles solidarités inter- générationnelles prenant en compte les besoins exprimés par les uns et les autres en partenariat avec tous les acteurs (personnes malades et ou handicapées, proches aidants, professionnels, organismes divers ...) et ce, pour le bien de tous.

Catelyne


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