La reconnaissance que JE veux moi aussi

Suite à l’article d’une aidante sur la reconnaissance qu’elle « veut », une seconde aidante exprime à son tour son attente de reconnaissance. «Ne sommes-nous pas les premiers à savoir de quelle forme d’aide ou d’accompagnement nous pouvons avoir besoin ?»

Publié le 13 mars 2015
La reconnaissance que JE veux moi aussi

Moi aussi je suis 100% d'accord avec la reconnaissance que « veut » cette aidante.


Un manque flagrant de reconnaissance

Pas de reconnaissance de ce que nous apportons à nos proches, pas de reconnaissance de nos savoirs, de nos compétences, de notre investissement, tant matériel qu'affectif, aucune reconnaissance non plus de notre contribution de 164 milliards d'€ (chiffre que nos ministres refusent de valider), aucune reconnaissance ni des professionnels de l'accompagnement, ni des associations d'aidants et encore moins de nos ministres. Effectivement chacun se vante d'aider les aidants, mais ces aides sont-elles adaptées? Arrivent-elles au bon moment? Nous a-t-on demandé de quelle forme d'aide nous pouvions avoir besoin? Est-ce qu'on nous a demandé notre avis tout simplement? Et si on arrêtait de nous infantiliser? Ne sommes-nous pas les premiers à savoir de quelle forme d'aide ou d'accompagnement nous pouvions avoir besoin?

Qui mieux qu'un aidant sait de quoi a besoin un aidant ?

Ce qu'il y a d'étrange c'est qu'avant que notre proche ne tombe malade (ou ne devienne dépendant) nous étions souverains dans notre vie de tous les jours, et là, depuis que nous sommes devenus aidants, il faudrait écouter et obéir aux injonctions de personnes qui savent mieux que nous quels sont nos besoins???

Assez des dénominations floues !

Il serait opportun aussi que le corps médico-social nous nomme "aidants" d'emblée, et non "familles" "accompagnants" ou tout autre dénomination floue et ne favorisant pas la reconnaissance immédiate. Tout le monde aurait à gagner à cette reconnaissance immédiate, tant de notre rôle que de notre place. Nous ne nous épuiserions plus à nous affirmer, les différents intervenants connaitraient eux-mêmes leur vrai domaine d'interventions, les informations circuleraient plus vite et seraient plus fiables, que de temps et d'énergie gagnés!!!

Leur rendre la vie plus douce

Et au final ce sont nos proches qui, mieux pris en charge, ne s'en porteront que mieux. Parce qu'au fond n'est-ce pas notre but commun? Nous occuper, tous, chacun à notre niveau, de nos proches et leur rendre la vie plus douce...

Kat, aidante, assignée à résidence par amour


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