Posons nos questions d'aidants à la Secrétaire d'Etat le 16 mars

La secrétaire d’Etat Laurence Rossignol propose de répondre aux questions relatives au projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, le 16 mars sur Twitter. Les questions sont à poser sur le lien Twitter #loiASV. Un aidant se propose de poser la seule question suivante : «Concrètement, combien d’aidants se verront attribuer le nouveau droit à répit de 500 euros une année?»

Publié le 11 mars 2015

La secrétaire d'Etat Laurence Rossignol propose de répondre aux questions relatives au projet de loi sur l'adaptation de la société au vieillissement. Elle le fera le 16 mars (la veille du début de l'examen du projet de loi par le Sénat) sur Twitter. Pour tous ceux d'entre nous qui avons un compte Twitter, les questions sont à poser sur le lien suivant #loiASV. ASV veut dire « Adapation de la Société au Vieillissement ».

Trois questions tournent dans ma tête depuis quelques mois, toutes trois reliées directement au « droit à répit » institué dans le projet de loi:

Le montant prévu de 78 millions d'euros par an dans la loi et affecté au répit des aidants permettra au mieux à 150 000 d'entre nous de bénéficier de ce droit de 500 euros (ou alors s'il y a plus d'aidants, cela veut dire que le montant alloué par aidant sera moindre), alors que le discours politique continue à parler d'un droit pour tous les aidants. Ce qui m'ennuie, et je ne pense pas être le seul aidant à être troublé par ce discours politique repris par les journaux, c'est qu'on fait une présentation trop large de l'apport de ce nouveau droit aux aidants, car nous sommes 8 à 9 millions d'aidants d'un proche à domicile, et la loi ne concernera déjà que les proches qui bénéficient de l'APA, donc on tombe à 700000 aidants. Pire : dans ce groupe de 700000, il n'y aura pas un droit à répit reconnu à tous les aidants faute de budget suffisant, sans doute il ne s'agira que des aidants s'occupant d'un proche très dépendant, les classes GIR1 et GIR2. Si ce choix de priorité est retenu, le nombre d'aidants peut tomber rapidement autour de 100 à 150000 aidants quand les équipes médico-sociales chargées d'évaluer le « besoin de répit » de l'aidant considéreront la situation à la fois du proche aidé et de son aidant.

La seconde interrogation que j'ai est sur le montant maximal de 500 euros alloué, montant qui correspondra au mieux à une semaine d'hébergement, mais lorsque l'état de notre proche (GIR1 ou GIR2) fera qu'il ne peut aller en hébergement temporaire dans un EHPAD, ce montant de 500 euros ne couvrira même pas 24 heures d'affilée à domicile. De nouveau, j'ai très souvent entendu une présentation avantageuse de ces 500 euros, les « vacances » de l'aidant qu'il permettrait, mais la réalité ne sera pas aussi belle compte tenu de la priorité de répit qui sera donnée aux aidants prenant soin de proches les plus dépendants.

La troisième et dernière interrogation est liée à ce que la secrétaire d'Etat a dit lors de son audition par la Commission des affaires sociales, le fait qu'il y aura des conditions de ressources pour le répit des aidants. De quoi s'agit-il ? Est-ce que le montant du répit alloué aura un ticket modérateur attaché ? Un ticket modérateur lié à la situation du proche aidé (comme l'APA) ? Ou à la situation de l'aidant ?

Après réflexion, je ne poserai qu'une question à la Secrétaire d'Etat, celle qui me parait la plus importante et que je peux arriver à exprimer dans le nombre de caractères voulu par Twitter... :

«Concrètement, combien d'aidants se verront attribuer le nouveau droit à répit de 500 euros une année?»

Et lundi 16 mars, à 17 heures, je suivrai en direct les réponses de notre secrétaire d'Etat.

JLB, aidant


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