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Le sondage TNS Sofres ANACT sur la conciliation vie professionnelle et vie familiale

Les salariés aidants conciliant vie professionnelle et rôle d'aidants représentent de l'ordre de 14% des salariés. Une bonne occasion de réfléchir sur les résultats du sondage TNS Sofres que vient de présenter l'ANACT sur la conciliation vie professionnelle et vie privée, notamment sur les bénéfices attendus d'une meilleure conciliation et les modalités de flexibilité qui permettraient de l'atteindre.

Publié le 20 juin 2014
Le sondage TNS Sofres ANACT sur la conciliation vie professionnelle et vie familiale

Lors de la 11ème Semaine pour la Qualité de Vie au Travail qui s'est déroulée du 17 au 20 juin, l'ANACT a présenté un très intéressant sondage réalisé avec TNS Sofres sur la conciliation vie professionnelle et vie privée. Même si les questions n'étaient pas directement centrées sur les salariés d'entreprise assumant en même temps un rôle d'aidant pour un proche, qu'il s'agisse de maladie ou d'handicap ou encore de dépendance liée à l'âge, il reste que les réponses apportées tant par les salariés eux-mêmes, que par les entreprises, montrent clairement à mon sens les voies à explorer par les entreprises et les salariés aidants pour améliorer les situations d'aidants aidants.


12% des salariés disent être souvent préoccupés au travail par des sujets liés à leur vie personnelle

12% des salariés disent être souvent préoccupés à leur travail par des sujets liés à leur vie personnelle, et 51% disent l'être parfois. Le nombre de salariés ayant en même temps un rôle d'aidant auprès d'un proche étant estimé à 14%, il ne me paraitrait pas impossible que sur les 12% des salariés ayant dit dans le sondage qu'ils étaient souvent préoccupés au travail pour des sujets d'ordre personnel, les 2/3, et à tout le moins la moitié soient des salariés aidants.


53% des salariés verraient une possibilité de réduire considérablement leur stress avec une meilleure conciliation possible de leur vie professionnelle et privée

53% des salariés voient comme premier avantage d'une meilleure conciliation vie professionnelle et vie privée la possibilité de réduire leur stress. Viennent ensuite une plus grande efficacité dans leur travail pour 40% d'entre eux, et un meilleur épanouissement personnel pour 39% d'entre eux.


46% des entreprises pensent que l'absentéisme serait le premier bénéfice d'une meilleure conciliation vie professionnelle et privée

Côté des chefs d'entreprises, le premier bénéfice perçu d'une meilleure conciliation possible entre vie professionnelle et vie privée ressort comme la réduction de l'absentéisme (il est estimé autour de 16 jours par an en moyenne en France). Viennent tout de suite après une plus grande efficacité des salariés pour 37% des entreprises et une plus grande implication des salariés pour 30% des entreprises.


74% des salariés disent que la possibilité de pouvoir quitter le travail en cas d'impératif serait la mesure qui les aiderait le plus

"Pouvoir quitter le travail quand j'ai un impératif" est la formulation qui recueille le plus de suffrages de la part des salariés lorsqu'il leur est demandé quelles modalités leur paraitraient les plus adaptées à la conciliation vie professionnelle et vie privée. "Pouvoir adapter ponctuellement le rythme et la charge de travail en cas de souci personnel" recueille 69% des préférences, et "Pouvoir bénéficier d'horaires personnalisés" recueille 65%.


Ces résultats du sondage doivent permettre aussi bien aux entreprises qu'aux aidants eux-mêmes de réfléchir sur les mesures les plus efficaces à retenir pour permettre aux salariés aidants de concilier aussi efficacement que possible leur double vie. Ce sont les aidants qui sont le plus à même de définir le rythme de travail et la charge de travail qu'ils peuvent assumer dans le cadre de leur entreprise, en mettant noir sur blanc les attentes d'aides de leur part par le proche qu'ils aident. Ce sont les aidants qui sont le plus à même de pouvoir "dessiner" la meilleure répartition présence sur le lieu de travail et télétravail, compte tenu des besoins du proche dont ils s'occupent. Ce sont les entreprises et les managers qui sont le plus à même de dire ce qu'il est possible pour l'entreprise ou l'équipe de faire, face à ces besoins exprimés par le salarié aidant.


Des études montrent que les gains de productivité pour l'entreprise peuvent être estimés entre 20 et 30% par salarié ayant trouvé les bonnes conditions de travail compte tenu de ses autres obligations. Ce chiffre me parait considérable et devrait pouvoir justifier une attitude proactive de la part des entreprises pour prendre en compte les demandes de leurs salariés aidants.


JFF, aidant, actuaire et formateur



Aidant salarié



Pas évident de devoir aider au quotidien un proche et de rester mobilisé à 100% dans son activité professionnelle. De plus en plus d'entreprises prennent conscience de ce challenge des salariés aidants et proposent des dispositifs d'accompagnement.


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